Date: Samedi 28 Avril 2007 titre: Les commissaires repoussent La SouPierre
Les commissaires repoussent La SouPierre

L’avocat René Gauvreau, représentant de l’animateur à la vie spirituelle et communautaire Pierre Massie, entouré de dizaines de jeunes venus manifester en faveur de la réouverture de La SouPierre.(Photo Yves Déry)

Dans la foulée des manifestations etudiantes qui ont perturbé la polyvalente Sainte-Thérèse depuis la fermeture de La SouPierre (un service d’aide alimentaire et d’animation communautaire), il y eut une vaste rencontre à la Maison du Petit Peuple, au cours de laquelle une foule d’adolescents décidaient de se rendre à l’assemblée des commissaires du 24 avril, afin de faire valoir leur désir unanime de voir La SouPierre rouvrir son comptoir dans le mail de leur école.

Or, l’accueil des commissaires et l’attitude de la directrice Paule Fortier furent plutôt froids, préférant reléguer l’imbroglio à la direction de l’école et son comité d’établissement.

C’est l’avocat et bénévole impliqué de longue date dans la cause des jeunes, René Gauvreau, qui représentait Pierre Massie, instigateur dudit service alimentaire et mentor du Petit Peuple, également animateur à la vie spirituelle et communautaire de la PST, lors de cette rencontre publique tenue au Centre multiservices. Le messager du Petit Peuple faisait valoir «ce merveilleux outil d’intervention sociale», selon ses propres termes, qui s’avère également un levier important pour contrer le décrochage scolaire «qui atteint, dans notre région, un niveau tout à fait inacceptable», de préciser le porte-parole.

René Gauvreau refaisait l’historique de cette fermeture, d’abord provoquée par une plainte des gestionnaires de la cafétéria pour compétition déloyale avec, entre autres argumentaires, que la SouPierre n’avait pas de permis du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Or, «c’est la direction de la PST qui s’était engagée, à titre de gestionnaire de l’immeuble, à obtenir ce permis», d’alléguer René Gauvreau. En ce qui a trait à la reddition des comptes avec la PST en vertu des achats effectués, «la somme nécessaire à payer cette facture à venir est disponible», précise-t-il.

La présidente du conseil d’établissement, Danielle Laramée, disait souhaiter une prochaine réouverture de La SouPierre, mais elle ignorait que Pierre Massie avait une bénévole capable de le remplacer en son absence pour maladie. Il faut aussi préciser que la directrice de l’école, Line Gohier, prétextait qu’une bénévole ne peut légalement assumer la supervision d’un tel service, dont on a fermé la porte et même changé les serrures.

Il faut aussi savoir que Le Petit Peuple, cet autre organisme communautaire de Pierre Massie qui tient résidence au 550, boulevard Labelle, à Blainville, injecte quelque 30 000 $ par année dans ce service aux plus démunis qui s’avère également une aide communautaire aux élèves en difficulté. Or, seul un système de bons pour la cafétéria supplée pour le moment à La SouPierre, qui servait quelque 300 soupes et autant de sandwiches par jour, parfois gratuitement et la plupart du temps contre un léger paiement volontaire.

René Gauvreau demandait donc au conseil des commissaires «d’émettre son soutien indéfectible au service de La SouPierre, afin de favoriser la réouverture du dialogue entre la polyvalente, son service d’animation à la vie spirituelle et le Petit Peuple», pour être finalement déféré à la direction d’école et son comité d’établissement, afin de régler ce conflit qui a laissé tous les élèves présents sur leur appétit.

auteur(e): Luc Proulx source: nord-info