Date: 0 Juillet 2006 titre: Un CD génère 1000$ pour la SouPierre de la PST
Un CD génère 1000$ pour la SouPierre de la PST

Pierre Massie a accepté avec beaucoup de reconnaissance les sommes recueillies par la vente d'un disque compact produit par les élèves de l'enseignante Odette Lebert pour financer le projet la SouPierre.(Photo : Pépé )

Malgré les difficultés financières subies cette année par le projet la SouPierre de la Polyvalente Sainte-Thérèse, le responsable Pierre Massie, a salué l'aide offerte par des collègues et organismes pour pallier à la réduction des revenus nécessaires à la poursuite du projet. Les élèves des classes de français de la PST avec l'aide de l'enseignante Odette Lebert, ont réussi à remettre une somme de 1 000$ à la SouPierre. «Tout en étudiant le texte argumentatif, trois chansons engagées ont été composées, mises en musique et enregistrées. Les jeunes ont vendu 200 disques à 5$ chacun pour remettre tout cet argent à la SouPierre», a souligné Pierre Massie la semaine dernière. D'autres personnes ont appuyé les jeunes au sein de la PST, en plus de l'écrivain Jacques Foucher et le musicien Olivier Demers. Le Club Optimiste de Sainte-Thérèse et la Caisse populaire ont également versé des milliers de dollars pour boucler les comptes, «il ne reste rien tout a été mangé!», assure l'animateur.

La SouPierre a vu disparaître des milliers de dollars de revenus à cause des restrictions liées à la malbouffe, «ils auraient pu nous laisser un peu de temps pour nous retourner, en interdisant les pogos et d'autres denrées que nous obtenions gratuitement, nous avons dû acheter autre chose pour nourrir nos jeunes». Des dépenses en hausse, des revenus à la baisse, rien de réjouissant pour l'animateur. La SouPierre rassemble les jeunes, ils s'impliquent dans la réalisation des repas ou à l'accueil, ils y vont pour rencontrer les autres, parler, échanger avec l'animateur, ils créent des liens qui souvent ne pourraient exister en d'autres occasions. Le lieu, le projet et les gens qui l'animent, sont en soi un avantage non quantifiable pour les jeunes.

«La proximité humaine, la gratuité et l'accueil en font un lieu d'intégration et d'interventions privilégiées qui touchent l'élève dans la connaissance de lui-même, l'estime de soi, de son autonomie. Une simple invitation et ils traversent le comptoir, d'aidés ils deviennent des aidants, et ça change tout!», affirme Pierre Massie.

Il y a encore la réalité des difficultés familiales, financières pour plusieurs d'entre eux, qui prennent un bon repas grâce au projet. «Une centaine de repas sont offerts gratuitement, ces jeunes n'auraient rien dans l'estomac autrement. Mais ce sont 300 jeunes qui gravitent autour du projet. Ils ont des sous ils paient, ils n'en ont pas, ils mangent quand même», ajoute l'animateur qui compte aussi beaucoup sur les liens sociaux que tissent le projet.

«Et si chacun contribue lorsqu'il le peut, nous pouvons en plus multiplier nos projets d'entraide communautaire et nous donner les moyens d'agir sur plusieurs autres problèmes. Certains donnent plus que ce qui est demandé, certains obtiennent tout gratuitement. Parmi ces derniers, plusieurs en viennent à habiter littéralement la SouPierre. Ils constituent souvent ces jeunes qui le plus besoin d'aide, à tous les niveaux», rappelle-t-il.

Pierre Massie s'y connaît d'ailleurs en besoins des jeunes et surtout sur les aptitudes et l'énergie qu'ils peuvent investir quand un projet ou une cause les mobilise. La maison du Petit Peuple, qu'il anime également, offre des services aux personnes âgées de Blainville. Un groupe de ces jeunes partira d'ailleurs dans quelques jours pour aider un village de la République dominicaine. Depuis plusieurs années, des jeunes du Petit Peuple ont contribué aux équipements scolaires et communautaires d'un autre village. En plus de travailler sur les différents sites, le groupe amène du matériel scolaire et des équipements pour la communauté. Cependant, pour y arriver cette année, il faudra que le transporteur aérien accepte comme par le passé les surplus de bagages nécessaires au matériel, ce qui n'était pas encore le cas la semaine dernière selon l'animateur.

auteur(e): Claudine Mainville source: Journal LeCourrier