Date: 0 Octobre 2007 titre: Nos gouvernements n'ont pas fait grand-chose pour les élèves sans lunch
Nos gouvernements n'ont pas fait grand-chose pour les élèves sans lunch

Autour du député de Blainville, Pierre Gingras, on reconnaît Pierre Massie, animateur à la Maison du Petit Peuple et fondateur du service de la SouPierre, à la polyvalente Sainte-Thérèse, Michel Thibault, président du conseil d'administration du Resto Pop, et Caroline Lamothe, coordonnatrice à la liaison communautaire des Basses-Laurentides de Moisson Laurentides.(Photo Michel Chartrand)

Les intervenants des organismes de première ligne en matière d'alimentation ont répondu à l'invitation du député adéquiste de Blainville, Pierre Gingras, pour dénoncer le manque de services et de ressources pour les gens en situation de pauvreté dans les Basses-Laurentides. «Ce matin, on va parler du bien essentiel qu 'est la nourriture pour pallier la situation de pauvreté que vivent plusieurs personnes. On pense souvent, à tort, que tous les citoyens de la circonscription de Blainville et de la MRC de Thérèse-De Blainville disposent de moyens financiers très élevés», note le député.
Aux côtés du député de Blainville, Caroline Lamothe, coordonnatrice à la liaison communautaire des Basses-Laurentides de Moisson Laurentides, Michel Thibault, président du conseil d'administration du Resto Pop, et Pierre Massie, animateur à la Maison du Petit Peuple et fondateur du service de la SouPierre, à la polyvalente Sainte-Thérèse.
Selon les intervenants, la situation dans les Basses-Laurentides est beaucoup plus préoccupante que les gens peuvent le penser. «Uniquement dans le comté de Blainville, on retrouve six organismes approvisionnés par Moisson Laurentides. Ce sont plus de 1 587 personnes au total que nous desservons mensuellement», confie M. Lamothe.
«Quand une banque alimentaire régionale permet d'aider mensuellement 52 000 personnes, on peut se dire fier de notre Moisson, mais surtout, très inquiet face au grand besoin alimentaire qui se fait sentir dans notre région», dénonce M. Gingras.
Idem pour le président du Resto Pop. «Le Resto Pop donne des dîners à 700 élèves et a fait 1 115 repas gratuits, l'an dernier», précise M. Thibault. Malheureusement pour l'organisme, au cours des derniers mois, le gouvernement du Canada, par l'entremise du ministre des Ressources humaines et du Développement social (DRHC), a arrêté d'émettre son aide qui s'élevait à 55 000$.
Pour les représentants des organismes, un des problèmes criants est le manque de subvention récurrente pour aider à financer les besoins de base des groupes communautaires. «On peut constater que depuis que le gouvernement a sorti les gens des institutions, ces personnes-là sont rendues à la charge de la société», déplore le député.
«Très souvent les programmes ne sont pas récurrents et les formulaires pour obtenir une subvention sont toujours plus longs et demandent énormément de temps à remplir», explique M. Massie, précisant que cela avait pour impact de mettre les organismes en situation de précarité constante.
«À part faire des beaux programmes sur papier, rénover les bureaux des cadres de la commission scolaire, construire de belles infrastructures qui ne font qu 'alourdir la bureaucratie, nos gouvernements n'ont pas fait grand-chose de durable pour atténuer la problématique des jeunes qui arrivent à l'école sans lunch et sans argent de poche», dénonce M. Gingras, profitant de l'occasion pour envoyer une flèche aux dirigeants de la CSSMI.

auteur(e): caroline d’astous source: incertaine