| Date: Samedi 31 Mars 2007 |
titre: La soupierre est vide |
Pierre Massie, animateur à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire, à l'origine du projet la SouPierre à la polyvalente Ste-Thérèse. faisait l'objet de notre page personnalité de la semaine dans l'édition du 17 février dernier, (archives)
Le 2 mars, le service de dépannage alimentaire à l'intention des élèves de la Polyvalente Ste-Thérèse, connu sous l'appellation la SouPierre, mettait fin à ses opérations. Selon l'animateur à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire de la PST Pierre Massie. concep-teur du projet, une divergence profonde entre b direction de l'école et lui-même, sur ses tâches, responsabilités et implications dans l'organisme communautaire Le Petit Peuple et le service la SouPierre. ne lui laissait d'autre choix.
Depuis six ans sous la forme d'un dépannage alimentaire quotidien, la SouPierre accueillait dans son petit local à la Polyvalente Ste-Thérèse,
des centaines d'élèves qui avaient oublié leur lunch à la maison ou qui n'avaient pas assez de sous pour la cafétéria ou encore qui se retrouvaient là, parfois seulement pour échanger avec la gang...
Un montant minimal était exigé de ceux qui
pouvaient payer. Les mets vedettes étaient le bol de soupe et le pogo, cet aliment suspect ayant été remplacé assez récemment par le sandwich au fromage grillé, plus conforme aux normes alimentaires.
Jusqu'à l'automne 2005, étant donné la nature du service- dépannage- la direction de la polyvalente Sainte-Thérèse et le concession¬naire de la cafétéria ont laissé la SouPierre opé¬rer sans trop intervenir. Surtout que le service la SouPierre rattaché à l'organisme communau¬taire Le Petit Peuple a été salué à plusieurs reprises dans le milieu communautaire, pour naire de la cafétéria ont laissé la SouPierre opé¬rer sans trop intervenir. Surtout que le service la SouPierre rattaché à l'organisme communau¬taire Le Petit Peuple a été salué à plusieurs reprises dans le milieu communautaire, pour l'engagement des élèves de la PST dans le lonc-tionnement du projet et même celui d'anciens élèves qui y demeuraient toujours impliques.
Changement de cap
Un novembre 2003, le concessionnaire Laliberle de la cafétéria de la PST exigeait la fermeture de la SouPierre dans une lettre adressée à la commission scolaire, invoquant le non respect de la politique alimentaire de la CS et des pertes de revenu importantes qu'il subissait, face à cette «activité commerciale concurrente». Ont suivi plusieurs inspections à la SouPierre,
pour vérifier le respect (ou non) des normes s'appliquant aux services alimentaires.
La dernière inspection, réalisée le 29 novem¬bre 2006, par une technicienne en gestion ali¬mentaire de la CS, a abouti au constat d'une série de dérogations aux normes et à la forma¬tion d'un comité de travail La SouPierre, comité dont l'objectif était «d'établir une entente École qui encadre le projet la Soupierre et clarifie le
service des élèves ayant des besoins particuliers, tout en respectant les politiques de la Commission scolaire».
C'est à la suite de la première- et de la seule-rencontre de ce comité de travail, le lundi 26 février, que l'animateur à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire, Pierre Massie, prenait la décision de fermer la SouPierre, esti-mant qu'il ne pouvait plus continuer de s'inve¬stir dans le service, avec les nouvelles conditions qu'on lui imposait.
Le Petit Peuple et la SouPierre ne font qu'un
Selon Pierre Massie, actuellement en congé maladie, la direction souhaitait que son impli-cation dans l'organisme communautaire Le Petit Peuple se fasse en dehors de son temps de travail, particulièrement le temps qu'il consacre à organiser des activités d'autofinancement, tenant compte que le Petit Peuple est main-tenant un organisme communautaire incor¬poré.
Or, pour Pierre Massie, son engagement auprès des élèves de la PST respecte à la lettre le
cadre ministériel qui définit les services de l'animation spirituelle et l'engagement commu¬nautaire dans les écoles secondaires.
En outre, «On ne recrute pas un élève pour éplucher 200 livres de légumes par semaine et offrir des services gratuits sans aussi organiser d'autres activités qui mettent du sens dans ces actions: camps de fins de semaine de réflexion, soirées d'animation, réunions d'organisation et bien sûr, activité de financement sont essentiel* et
font partie d'un tout indissociable», expliquait-il dans une dernière missive aux professionnels de l'école.
La SouPierre risque-t-elle de renaître? Des élèves actuels de la PST et des anciens, des membres de l'organisme Le Petit Peuple réfléchissaient cette semaine à diverses avenues pour réagir à la fermeture. Il s'agit, pour reprendre l'expression consacrée, d'un dossier à suivre.
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| auteur(e): Donald Brouilette |
source: Le courier |