Date: Samedi 21 Avril 2007 titre: Trois jours de perturbations à la PST
Trois jours de perturbations à la PST

L'annonce de la fermeture de la Soupierre a été reçue comme-une gifle par les élèves de la polyvalente Sainte-Thérèse qui ont fortement réagi, sans toutefois faire de casse. Revoyons le fil des événements.
Le tout débute le mercredi 11 avril, en fin de journée scolaire, soit vers 15 h 30, alors que les policiers en prévention demandent l'assistance de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville pour encadrer quelque 250 élèves (ils sont plus de 2 000 dans la polyvalente du boulevard du Domaine) qui ont spontanément décidé de se rendre manifester sur le boulevard Labelle. Il n'y a pas eu d'arrestation, mais deux ou trois jeunes ont été interpellés lorsqu'ils tentaient d'entraver la circulation et on a dû communiquer avec les parents pour faire un suivi sur leur comportement. Dès 16 h 20, tous réintégraient le terrain de la polyvalente pour monter dans les autobus.
On avait eu vent que la manifestation reprendrait dès le lendemain. Ce sont donc une douzaine de policiers qui se sont postés en prévention à l'extérieur.






aussi pour ne pas provoquer les élèves. Des pancartes Ouvrez la Soupierre étaient brandies à l'intérieur, sur la place centrale, et les choses se passaient relativement bien, jusqu'à ce que quelques «opportunistes négatifs», selon les termes du policer Martin Charron, ne se mettent à lancer des boîtes de jus afin de provoquer ce qu'on appelle un «food fight». C'est alors qu'un avertissement sans équivoque leur a été lancé, celui de retourner en classe ou d'évacuer l'école pour ne pas gêner le déroulement des cours, et la vaste majorité remontait alors à l'étage où les attendaient leurs enseignants. Une centaine de jeunes manifestants n'ont toutefois pas obtempéré et ils ont été embarrés à l'extérieur.
Face à ce mouvement de masse, la direction décidait de ne pas rouvrir l'école secondaire la journée de vendredi, afin de se donner une stratégie pour calmer la grogne des élèves. Il y eut finalement une dizaine d'élèves interpellés par les policiers et leurs cas ont été déférés à la direction de niveau, sans qu'aucune accusation ne soit portée.

auteur(e): Luc Proulx source: Nord info