| Date: Samedi 15 Mai 2004 |
titre: ENCORE MOINS DE SERVICES AUX ELEVES |
Les professionnels œuvrant à la Polyvalente Sainte-Thérèse- de même que l'ensemble du per¬sonnel- montent aux barricades, pour dénoncer les coupures de pos¬tes annoncées il y a quelques semai¬nes et qui se traduiront par une ré-duction des services directs aux élè-ves.
Une pétition de près de 200 noms d'employés de la Polyvalente Sainte-Thérèse dénonce les coupures de cinq postes à temps plein et d'un cer-tain nombre d'autres dans des pro-portions oscillant de 20 à 40 % de la tâche, coupures décrétées par la di-rection de l'établissement, pour ju-guler le déficit de 300 000 $ et faire l'ace à une baisse appréhendée de la clientèle l'an prochain, évaluée à 400 élèves environ.
Plusieurs dizaines de ces profes-sionnels et autres employés de la Poly, accompagnés de parents ont vi-sité le Conseil des commissaires de la CSSMÎ mardi en soirée, pour faire part aux commissaires de leurs in-quiétudes sur la qualité et la quanti¬té des services aux élèves dans ce contexte.
Pour sa part, l'animateur à la vie spirituelle et à l'engagement commu-nautaire de la Poly, Pierre Massie, n'hésite pas à mettre sa tête sur le billot pour dénoncer ces coupures de postes: «Si les grandes écoles ont et ont toujours eu mauvaise réputation, et c'est le cas de la PST, c'est qu'elles ont toujours souffert d'une carence en personnel qui fait que l'encadrement n'est pas à la hauteur des besoins de la situation», explique-t-il.
«Le manque d'adultes, de modèles signifiants et significatifs a non seule-ment pour effet de surtaxer le person¬nel en place et d'augmenter les risques d'épuisement professionnel et de dé¬couragement, mais il contribue aussi et c'est là le plus grave à mon avis, à créer un climat qui s'apparente plus à
I de la surveillance qu'à de l'accompa-I gnement. C'est un choix de société et c'est pourquoi nous sonnons encore une fois cette alarme, avant l'évacua¬tion finale», poursuit Pierre Massie.
«Les jeunes sont de plus en plus laissés à eux-mêmes. Ne perdre qu'une seule tête dans ce contexte serait avouer que la réussite éducative tant recherchée ne passe plus par l'école, puisque nous sommes à la vider de son âme», conclut l'animateur à la vie spirituelle.
Le Courrier a rencontré plusieurs professionnels de la Poly et une en-seignante en fin d'après-midi mardi, qui se posent tous la même question devant ces coupures de postes: où va l'argent qui est acheminé du minis¬tère vers les commissions scolaires? Comment se fait-il qu'il en reste si peu pour les besoins des écoles et les services aux élèves?
«On est déjà au minimum dans les écoles! Les coupures devraient se faire dans les services administratifs de la commission scolaire d'abord», avance l'enseignante. «Les services profes¬sionnels font les frais des coupures structurelles reliées à la fusion des commissions scolaires»,
Tous sont inquiets de la prochaine année qui devra se vivre avec moins de ressources encore: «Les problèmes des jeunes sont déplus en plus lourds, les jeunes ont souvent des problèmes d'adulte et nos services vont dimi-nuer», affirment-ils.
Lors de la visite au conseil des commissaires, une représentante du conseil d'établissement de la Po¬lyvalente Sainte-Thérèse a deman¬dé que la commission scolaire révi¬se à la hausse le montant per capita remis aux écoles pour leur finance-ment.
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| auteur(e): Donald Brouillette |
source: Le courrier |