Date: Vendredi 13 Novembre 2009 titre: Le Petit Peuple a 20 ans
(Photo Pierre Latour)

En 1989, des jeunes de la polyvalente Sainte-Thérèse avaient lancé l’idée de créer un organisme opéré pour et par les jeunes. Bien que l’initiative fut considérée comme loufoque et audacieuse, au départ, ces jeunes n’en ont pas moins réalisé leur objectif en créant Le Petit Peuple. Situé à Blainville, l’organisme a réussi à démontrer qu’en combinant de petits gestes, on réussit de grandes choses.«Les 20 ans d’aventure du Petit Peuple ont permis de développer une expertise unique dans l’établissement de projets intergénérationnels», indique Pierre Massie, membre fondateur. 

Il y a 20 ans, les jeunes avaient un rêve en tête, celui de s’activer afin de créer un monde idéal. «Le Petit Peuple a vu le jour à la fin d’un camp scolaire animé par le service d’animation pastorale. Les 12 jeunes qui ont participé au camp ont conclu que leurs réflexions resteraient stériles si elles ne se transposaient pas dans l’action», se souvient l’animateur du camp. 

«Nous avons organisé un premier projet pour des enfants démunis. C’était une cueillette de jouets. Nous avons connu un tel succès que nous avons distribué des jouets à tous les enfants ciblés et avons même offert des surplus dans des garderies populaires et des comptoirs d’entraide», relate Pierre Massie. 

À l’époque, les fondateurs avaient reçu le soutien de la paroisse Notre-Dame-de-l’Assomption grâce à des prêts locaux. «Ce sont bien des jeunes de 12 à 13 ans qui ont bâti une véritable entreprise de service et d’entraide en adoptant ce qui allait être nos premiers règlements, au mois de septembre 1990», explique Pierre Massie. 

Au fil des années, Le Petit Peuple a mis en place des stages internationaux (depuis 1994) en République dominicaine, a obtenu le Prix de la famille du Québec (1998), a construit sa maison (1999), a réussi a mettre en place des projets en réinsertion sociale avec l’aide de Service Canada (2003), a obtenu le prix Hommage à la réussite de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville (2005) et obtenu le prix Reconnaissance de l’excellence dans la communauté, remis par l’entreprise Bombardier aéronautique (2006). 

Quelle est la recette de toute cette réussite? «L’autonomie que développent nos jeunes membres par la confiance que nous leur accordons fait toute la différence. Ce sont eux qui décident, qui gèrent leurs projets d’entraide, planifient leurs propres activités et voient au financement de chacun des projets», explique le doyen du mouvement citoyen. 

Seule ombre au tableau: le financement récurrent. Malgré les campagnes de financement, les jeunes gestionnaires doivent faire des choix déchirants. «Ce qu’il y a de plus coûteux et de plus difficile à assurer, ce sont les frais reliés aux ressources humaines», explique Pierre Massie. 

Pour aider à l’embauche d’une personne-ressource, Le Petit Peuple organise son deuxième souper aux huîtres, le 13 novembre. Les billets sont en vente au coût de 55 $ et l’activité aura lieu dans la maison du Petit Peuple. Pour participer à l’activité, il est possible de se procurer des billets en composant le 450-971-2250.

auteur(e): Caroline D'astous source: La voix des mille-îles