I l s'en brasse des choses intéressantes ces temps-ci au sein de l'organisme jeunesse du Petit Peuple. Il y a d'abord les derniers coups de pinceau à donner sur les murs de la nouvelle maison du boulevard Curé-Labelle à Blainville, dont l'ouverture officielle est annoncée pour le 7 septembre prochain. Mais, il y a aussi et surtout cette belle fébrilité bien palpable au sein de l'équipe de neuf membres qui se préparent avec enthou¬siasme à vivre un stage de partage et de travail en République Dominicaine. Complètement autofinancé à la hauteur de près de 12 000 $, le stage de deux se¬maines se déroulera dans la ville de Los Brasos en juillet prochain. Pour l'organisme fondé en 1989, il s'agit d'une sixième expédition au même endroit. «Le premier objectif du Petit Peuple a toujours été de venir en aide aux personnes dans le besoin. Et c'est dans ce sens qu'en 1994, on a dé¬cidé d'aller voir plus loin dans la mis ère», d'expliquer Pierre Massie, le res¬ponsable du projet qui s'est depuis ins¬crit dans la tradition. Pour voir à la mise en forme de la logistique du stage, ici et sur place, Pierre Massie est appuyé par Sébastien Fournier et Geneviève Moris¬sette qui en sont tous deux à leur troisiè¬me expérience en sol dominicain. Les jeunes, qui ont entre 15 et 23 ans, seront logés et nourris à la manière du pays. D'habitude, lors de ces séjours, di- vers types de travaux répondant aux be-soins sont mis au programme. Ils peu¬vent aller de la rénovation à la construc¬tion en passant par le nettoyage et l'ani¬mation communautaire. Cette année, les stagiaires verront principalement à finaliser la construction d'une petite chapelle entreprise en 1999. D'abord voué au culte, l'oratoire offrira également à la communauté locale la possibilité de s'en servir comme lieu de ressourcement et de rencontres commu-nautaires. L'équipe du Petit Peuple a notamment choisi d'y aller d'une touche artistique en réalisant plusieurs vitraux à partir de bouts de verre récupérés dans les débris de rénovation d'un hôtel. Pour avoir droit à ce sixième stage, les jeunes ont accepté de participer à deux camps de simulation, aux services organisés en région pendant l'année et à la campagne de financement. Avec sé¬rieux, ils ont également entrepris l'étude de la langue espagnole, sans oublier de se familiariser avec les aspects géogra¬phiques et culturels d'une expédition passablement dépaysante. «C'est un stage qui fait appel à notre compréhension de l'autre dans ses diffé-rences (...). En fait, c'est une grande aventure humaine», à conclu Pierre Massie, assuré que les petites gouttes d'eau jetées avec amour dans l'océan de la fraternité ne sont jamais perdues.